Publié le 17 mai 2024

Contrairement à une idée reçue, les bijoux unisexes ne visent pas à effacer le genre, mais à le réinventer. Cet article analyse comment ils deviennent des outils sophistiqués pour construire une identité personnelle, en détournant les codes historiques du pouvoir et du statut. Il ne s’agit plus de neutralité, mais d’une affirmation de soi par le choix conscient de symboles réinterprétés.

L’image d’un homme arborant un collier de perles ou d’une femme portant une chevalière massive n’est plus une excentricité réservée aux icônes de la mode. Elle s’inscrit dans une mutation profonde de notre rapport aux parures. Le bijou, longtemps cantonné à des codes de genre stricts, s’émancipe pour devenir un puissant vecteur d’expression personnelle. Cette évolution dépasse de loin le simple concept de « mode unisexe » pour toucher au cœur de la construction identitaire.

Bien sûr, les personnalités comme Harry Styles ou Timothée Chalamet ont catalysé le phénomène, mais réduire cette vague de fond à une simple tendance serait une erreur d’analyse. La question n’est plus de savoir si un homme « peut » porter des perles, mais de comprendre *ce que cela signifie* aujourd’hui. En tant que sociologue de la mode, mon analyse se portera non pas sur l’objet, mais sur sa fonction. Le bijou non-genré n’est pas une page blanche, mais un palimpseste riche de symboles historiques que chaque individu peut désormais s’approprier et réécrire.

Mais si la véritable clé n’était pas la neutralité, mais plutôt le détournement symbolique ? Et si le design joaillier moderne n’avait pas pour but d’abolir le genre, mais de fournir les outils pour le performer de manière singulière et choisie ? C’est ce que nous allons explorer. Nous verrons comment des archétypes joailliers, du collier de perles à l’alliance, sont réinvestis, comment le design répond aux défis pratiques de l’inclusivité et comment la notion même de bon goût est redéfinie à l’aune de l’authenticité personnelle.

Cet article propose une analyse approfondie des mécanismes sociologiques et stylistiques qui sous-tendent la révolution de la joaillerie non-genrée. À travers les différentes facettes de ce phénomène, nous décrypterons comment la fin des genres imposés libère une créativité et une expression de soi sans précédent.

Pourquoi le collier de perles est-il devenu l’accessoire masculin le plus tendance de la décennie ?

L’ascension fulgurante du collier de perles au cou des hommes est bien plus qu’une simple tendance éphémère. C’est le symptôme d’un profond changement dans la perception de la masculinité et de ses attributs. Historiquement, la perle n’a pas toujours été un apanage féminin. Le designer britannique Shaun Leane, cité par The Guardian, rappelle à juste titre qu’à l’époque élisabéthaine, les hommes étaient tout aussi parés : « les bijoux symbolisaient la mode, le statut et l’innovation » pour les deux sexes. Le retour de la perle chez l’homme n’est donc pas une féminisation, mais une réappropriation d’un symbole de pouvoir et de richesse.

Le phénomène a été largement popularisé dès 2019 par des figures comme Harry Styles et A$AP Rocky. Leur adoption du collier de perles a agi comme un catalyseur, le faisant passer du statut d’excentricité à celui de marqueur stylistique pointu. Ce n’est pas tant l’objet qui est révolutionnaire, mais le contexte. Porté avec un t-shirt, un hoodie ou un costume, le collier de perles devient un acte de « détournement symbolique ». Il brouille les pistes et interroge les codes traditionnels en associant un archétype de la grâce féminine bourgeoise à une esthétique masculine contemporaine, qu’elle soit streetwear ou élégante.

Ce geste stylistique est une affirmation d’une masculinité plus complexe, plus sensible et moins contrainte par les stéréotypes. En choisissant de porter des perles, l’homme moderne ne cherche pas à imiter la femme, mais à enrichir sa propre « grammaire du style ». Il signale une confiance en soi qui lui permet de jouer avec les codes, de les déconstruire et de se les réapproprier pour forger une identité visuelle unique et personnelle. La perle n’est plus un signe de genre, mais un signe de sophistication et de conscience de soi.

Le problème des grilles de tailles genrées qui excluent les hommes aux doigts fins et femmes aux doigts larges

Au-delà du symbolisme, la révolution non-genrée en joaillerie se heurte à un obstacle très concret : les standards de production. Le dimensionnement des bagues, hérité d’une vision binaire du corps, est l’un des problèmes les plus flagrants. Les grilles de tailles « femme » s’arrêtent souvent là où celles des « hommes » commencent, créant une « zone morte » qui exclut une grande partie de la population. Les hommes aux doigts fins et les femmes aux morphologies plus robustes se retrouvent ainsi pénalisés, incapables de trouver des modèles qui leur plaisent et qui leur vont.

Cette segmentation rigide n’est plus en phase avec la réalité des corps et des désirs. Elle perpétue l’idée que le design doit être dicté par un genre présumé plutôt que par une préférence individuelle. Une bague n’a pas de genre, seul son porteur lui en donne un. L’industrie doit donc repenser ses processus pour passer d’une logique de segmentation à une logique de continuum. Le défi n’est pas de créer des produits « neutres », mais des produits accessibles à tous, quelle que soit leur morphologie.

Mains diverses avec bagues mal ajustées illustrant le problème des tailles genrées

Comme l’illustre cette image, l’inadéquation des tailles n’est pas seulement une frustration, c’est une forme d’exclusion. Face à ce constat, des solutions innovantes émergent pour offrir une expérience plus inclusive. Les marques avant-gardistes explorent des pistes pour sortir de l’impasse des grilles de tailles traditionnelles et proposer une joaillerie véritablement pour tous.

Votre plan d’action pour un sizing inclusif

  1. Proposer des bagues ajustables avec un mécanisme discret permettant une variation de 3 à 4 tailles.
  2. Offrir un service de mesure digitale via application mobile utilisant la caméra du smartphone pour plus de précision.
  3. Développer des collections avec une grille de tailles étendue, par exemple de 44 à 76, sans distinction homme/femme.
  4. Intégrer l’impression 3D pour proposer du sur-mesure accessible, même pour des pièces d’entrée de gamme.
  5. Créer des designs modulaires où l’anneau intérieur peut être changé indépendamment du design extérieur pour un ajustement parfait.

L’évolution de l’alliance : doit-on encore distinguer la bague de l’homme de celle de la femme ?

L’alliance est peut-être l’archétype joaillier le plus chargé de symboles genrés. Traditionnellement, le modèle féminin, souvent un anneau fin serti de diamants, se distinguait nettement du jonc masculin, plus large et sobre. Cette distinction visuelle était le reflet d’une conception binaire et complémentaire du couple. Cependant, l’évolution de la société et de l’institution du mariage remet profondément en question ce paradigme. La reconnaissance légale du mariage pour tous, qui représente en France près de 2,8% des unions en 2022 selon l’INSEE, a rendu obsolète la nécessité d’une différenciation genrée.

Mais le phénomène va bien au-delà. Comme le souligne une étude de l’Observatoire Hexagone 2024, le mariage lui-même évolue : « Le mariage n’est plus uniquement la reconnaissance d’un amour, c’est une institution qui articule l’alliance de l’homme et de la femme avec une vision égalitaire du couple ». Cette quête d’égalité se traduit dans le choix des alliances. De plus en plus de couples, hétérosexuels comme homosexuels, optent pour des designs identiques ou complémentaires, symbolisant un partenariat d’égal à égal plutôt qu’une union de deux moitiés distinctes.

Les créateurs répondent à cette demande en proposant des collections où la largeur, le matériau ou la finition ne sont plus dictés par le genre mais par la préférence personnelle. Le choix d’une alliance devient un acte de narration commun, où le couple définit lui-même les symboles de son engagement. Le tableau suivant, s’appuyant sur une analyse du secteur nuptial, met en lumière cette transition des codes traditionnels vers une approche plus personnelle et non-genrée.

Évolution des Alliances : de la Tradition à la Modernité Non-Genrée
Critère Alliance Traditionnelle Alliance Moderne Non-Genrée
Design Femme : sertie de diamants
Homme : jonc simple
Designs identiques ou complémentaires pour les deux
Matériaux Or jaune dominant Mix de métaux : or rose, blanc, platine
Largeur Femme : 2-3mm
Homme : 4-6mm
Variable selon préférence personnelle
Prix moyen Différentiel de 40% entre H/F Prix équivalents

La question n’est donc plus de savoir si l’on doit distinguer les alliances, mais de reconnaître que cette distinction est devenue une option parmi d’autres, et non plus la norme. Le véritable luxe est désormais de pouvoir choisir un bijou qui représente l’unicité de son couple.

Inspiration ou Vol : où tracer la ligne quand la mode emprunte des symboles ethniques ?

L’ouverture des codes de la joaillerie à de nouvelles expressions s’accompagne d’un risque majeur : celui de l’appropriation culturelle. Dans sa quête de nouveauté et d’authenticité, la mode puise souvent son inspiration dans des cultures non-occidentales, empruntant des motifs, des formes et des symboles chargés d’une histoire et d’une signification profonde. Si cet échange peut être une source d’enrichissement mutuel, il peut aussi se transformer en un acte de pillage culturel lorsque la démarche n’est pas respectueuse.

La ligne de démarcation entre inspiration et appropriation est fine mais cruciale. L’inspiration devient problématique lorsque trois conditions sont réunies : la décontextualisation d’un symbole sacré ou rituel, l’absence de crédit et de reconnaissance envers la culture d’origine, et l’absence de retombées économiques pour les communautés qui en sont les gardiennes. Un motif tribal transformé en breloque produite en masse perd toute sa puissance symbolique pour devenir une simple marchandise exotique.

Composition montrant la différence entre inspiration respectueuse et appropriation culturelle dans les bijoux

Cette distinction entre une collaboration respectueuse et une commercialisation prédatrice est essentielle pour tout consommateur conscient. En tant qu’acheteur, il est de notre responsabilité de nous interroger sur l’origine des bijoux que nous portons. Le choix d’un bijou n’est pas un acte anodin ; il est politique. Soutenir des créateurs qui travaillent en collaboration directe avec des artisans, qui partagent équitablement les bénéfices et qui s’engagent à éduquer leurs clients sur l’histoire des symboles est un moyen concret de lutter contre l’appropriation culturelle et de promouvoir un métissage créatif éthique.

Tatouages et Piercings : sont-ils enfin acceptés dans les milieux professionnels conservateurs ?

Parallèlement à la fluidité des bijoux, les modifications corporelles comme les tatouages et les piercings connaissent une démocratisation spectaculaire. Longtemps associés à la contre-culture et bannis des environnements professionnels formels, ils s’intègrent de plus en plus dans le paysage corporate. Cette acceptation progressive est le résultat d’un double mouvement : une évolution des mentalités et une sophistication de l’offre.

D’un côté, les générations Y et Z, qui ont grandi avec le tatouage comme une forme d’art et d’expression personnelle, constituent aujourd’hui une part majoritaire de la population active. Leurs codes esthétiques s’imposent et obligent les entreprises à assouplir leurs politiques vestimentaires pour attirer et retenir les talents. Un tatouage visible ou un piercing discret ne sont plus systématiquement perçus comme un manque de sérieux, mais comme une partie de l’identité de l’individu.

De l’autre, le monde du piercing lui-même a connu une montée en gamme fulgurante. L’émergence de la « fine jewelry » dédiée au piercing a transformé la perception de cet acte. Des marques comme Poinçon 22 développent des pièces en or et pierres précieuses aux lignes pures, transformant le piercing d’oreille en une composition joaillière élégante et personnalisable. Cette convergence a été accélérée par les grandes maisons. Comme le note une analyse du secteur, des maisons comme Tiffany & Co. et Cartier ont ouvert la voie depuis 2021 avec des ambassadeurs aux styles non-conventionnels, légitimant ainsi une esthétique plus audacieuse. Le piercing n’est plus une rupture, mais un prolongement du luxe.

Pourquoi le corindon est la seule pierre de couleur adaptée aux bagues d’hommes ?

L’affirmation selon laquelle le corindon (saphir et rubis) serait la « seule » pierre de couleur adaptée aux hommes est un vestige d’une vision dépassée de la joaillerie. Cette « règle » repose sur un argumentaire technique et culturel qui n’est plus pertinent aujourd’hui. Techniquement, on mettait en avant la dureté du corindon (9 sur l’échelle de Mohs), juste en dessous du diamant, le rendant résistant aux chocs d’une vie prétendument plus « active ». Culturellement, le bleu du saphir et le rouge du rubis étaient associés à des symboles de pouvoir royal et clérical, jugés plus « virils » que les teintes pastel des aigues-marines ou des morganites.

Cependant, cette vision est doublement erronée. Premièrement, elle ignore la grande diversité des modes de vie masculins. Un homme travaillant dans un bureau n’expose pas sa bague aux mêmes contraintes qu’un artisan. La durabilité est un critère personnel, pas un impératif de genre. Deuxièmement, et c’est le point central, la symbolique des couleurs est purement culturelle et évolutive. Associer des pierres à un genre est aussi arbitraire que d’associer le rose aux filles et le bleu aux garçons. C’est une construction sociale, pas une loi naturelle.

Des maisons comme Messika, bien que célèbre pour son travail sur le diamant, participent à cette déconstruction en modernisant la joaillerie pour la rendre portable au quotidien, pour tous. Leur approche, qui consiste à créer des bijoux audacieux et raffinés, montre que la désirabilité d’une pièce ne vient pas du respect de règles anciennes, mais de la force de son design et de l’émotion qu’elle suscite. Le choix d’une pierre de couleur pour un homme, qu’il s’agisse d’une émeraude, d’une tourmaline ou d’un spinelle, ne devrait dépendre que de ses goûts personnels et de l’histoire qu’il souhaite raconter. Imposer le corindon, c’est nier cette liberté fondamentale.

Peut-on porter un short en ville après 40 ans sans avoir l’air d’un touriste ?

Cette question vestimentaire, en apparence éloignée de notre sujet, est en réalité une excellente métaphore des angoisses qui entourent le port de bijoux non-conventionnels. Remplaçons « short » par « collier de perles » et « 40 ans » par « dans un milieu corporate », et le dilemme est le même : comment adopter un élément stylistique audacieux sans paraître déplacé ou en décalage avec son âge et son environnement ? La réponse, en matière de bijoux comme de vêtements, ne réside pas dans des règles rigides, mais dans la maîtrise des codes et de l’intention.

Porter un bijou « genré » ou « jeune » après un certain âge n’est pas une question d’autorisation, mais de narration. L’enjeu est de faire en sorte que ce choix apparaisse comme un acte de style délibéré et non comme une erreur de goût. Pour cela, plusieurs principes peuvent être transposés du monde vestimentaire à celui de la joaillerie :

  • La qualité des matériaux : Un collier de perles de culture Akoya n’a pas le même impact qu’une imitation en plastique. La noblesse du matériau justifie l’audace du choix.
  • L’importance du contexte : Une broche florale opulente, potentiellement perçue comme « féminine », devient un détail de dandy ultra-sophistiqué lorsqu’elle est portée sur le revers d’un blazer parfaitement coupé.
  • La cohérence du style : Le bijou doit s’intégrer dans une silhouette globale. Mixer une pièce audacieuse avec des basiques de qualité crée un contraste maîtrisé.
  • L’attitude prime sur tout : La confiance avec laquelle on assume un choix stylistique est la clé. Elle transcende toutes les prétendues « règles ».

Le témoignage d’un homme de 45 ans qui assume le port de bijoux minéraux illustre parfaitement ce point. Ce n’est pas une recherche de jeunesse, mais une affirmation de soi.

En portant un bijou minéral, l’homme réinvente ses propres codes de style. Il redonne de la valeur à ses engagements personnels fondés sur l’authenticité et son bien-être personnel. Exister selon ses convictions devient sa règle de vie.

– Homme de 45 ans, Mon Espiègle Tribu

À retenir

  • Le bijou unisexe n’est pas neutre, il est un outil de réappropriation de symboles de pouvoir et de statut.
  • L’inclusivité en joaillerie passe par une révolution technique (tailles, modularité) autant que stylistique.
  • La confiance et la cohérence du style sont plus importantes que le respect de règles genrées ou liées à l’âge.

Comment intégrer une montre de luxe dans un look streetwear sans faire « nouveau riche » ?

Le mariage entre la haute horlogerie et le streetwear est l’un des terrains de jeu les plus intéressants de la mode contemporaine. Il cristallise le concept de « high-low mixing », cette pratique qui consiste à associer des pièces de luxe avec des éléments basiques ou décontractés. Bien exécuté, ce mélange crée une silhouette sophistiquée et personnelle. Mal exécuté, il peut rapidement tomber dans l’ostentation du « nouveau riche ». La clé, encore une fois, est le détournement et l’intention.

Comme le résume un directeur artistique dans une analyse du streetwear contemporain, « Porter une montre de grand-père avec un hoodie n’est pas un manque de goût, mais un acte conscient de détournement des symboles ». L’objectif n’est pas d’exhiber la valeur de la montre, mais de jouer avec son héritage. Une montre vintage, patinée, raconte une histoire et apporte une touche d’âme et d’authenticité à un look par ailleurs moderne. Elle devient un point de contraste culturel, pas seulement un marqueur de richesse.

Macro shot de montre de luxe vintage sur manche de sweatshirt texturé

Les maisons de luxe elles-mêmes encouragent ce dialogue. La collection de joaillerie unisexe de Louis Vuitton autour du motif Damier en est un parfait exemple. En proposant des designs graphiques, épurés, faits de diamants et d’or, la maison crée des pièces qui peuvent se fondre aussi bien dans un look formel que dans un ensemble streetwear. Le luxe ne réside plus dans l’exclusivité d’un contexte, mais dans la polyvalence et la qualité intrinsèque de l’objet. Intégrer une pièce de luxe dans un look décontracté fonctionne lorsque la pièce est choisie pour son design, son histoire ou sa valeur sentimentale, et non pour son prix.

En définitive, la joaillerie unisexe et le high-low mixing participent du même mouvement de fond : la création d’un style personnel qui transcende les catégories. Il ne s’agit plus de suivre des règles, mais de construire sa propre grammaire stylistique, en piochant librement dans un répertoire de symboles et de codes de plus en plus vaste.

Pour mettre ces concepts en pratique, l’étape suivante consiste à analyser votre propre collection de bijoux non pas comme un assortiment d’accessoires, mais comme un alphabet vous permettant de construire votre récit identitaire. Chaque pièce est une lettre, chaque combinaison une phrase. C’est en devenant le propre sociologue de votre style que vous dépasserez la mode pour atteindre l’expression pure.

Questions fréquentes sur les bijoux unisexes

Comment identifier une appropriation culturelle problématique ?

L’appropriation devient problématique quand un symbole sacré ou rituel est commercialisé sans contexte, sans crédit à la culture d’origine, et sans bénéfice pour les communautés concernées.

Quelles questions se poser avant d’acheter un bijou d’inspiration ethnique ?

Vérifiez : Qui est le créateur et quelle est sa relation avec la culture représentée ? Les artisans originaux sont-ils rémunérés ? L’histoire du symbole est-elle respectée et expliquée ?

Comment les marques peuvent-elles emprunter respectueusement ?

Par la collaboration directe avec des artisans locaux, le partage équitable des profits, l’éducation sur le contexte culturel, et la limitation de la production pour éviter la banalisation.

Rédigé par Inès Saidi, Styliste personnelle et consultante en image, experte en morphologie et accessoirisation. Elle conseille une clientèle privée et professionnelle depuis 12 ans pour harmoniser silhouette et garde-robe.